Les activités aquatiques : facteurs d’autonomie pour les enfants

Par Jean-Pierre Cohignac, formateur pour la Fédération des activités aquatiques d’éveil et de loisir (Faael) 

La piscine est le meilleur endroit pour apprendre à nager car elle réunit toutes les conditions favorables pour effectuer ses premières brasses : pas de vague, pas de courant, une eau limpide, parfois chauffée,…

De plus, la piscine reste le point d’eau le plus sûr pour se baigner : même si la vigilance de tous doit rester de rigueur !

 

L’eau : un espace d’apprentissage privilégié pour les enfants

L’eau est à l’évidence pour l’enfant une source de plaisirs, de découvertes, de mises en jeu du corps. Elle stimule, invite à l’action, à l’aventure motrice.

Physiologiquement, elle sollicite toutes les grandes fonctions du corps ; de l’appareil musculaire qu’elle mobilise dans son intégralité à la respiration qu’elle amplifie et adapte à la motricité aquatique. De la baignade au sport, en passant par l’apprentissage des nages codifiées, elle représente un terrain d’aventure et d’expérimentation inépuisable.

Rencontrer l’eau, passer du « terrien à l’aquatique », constitue sur le plan du développement psychomoteur une expérience extraordinaire. À chaque étape de sa progression, l’enfant réorganise sa prise d’informations, son équilibration, sa respiration, sa propulsion. Du bébé « marcheur en construction » au préadolescent, stimulé par l’élément aquatique, le matériel adapté, la famille, les copains, il multiplie expériences et progrès.

Cette stimulation, bien sûr, ne se limite pas au plan corporel. L’apprentissage du milieu aquatique commence chez le bébé et se poursuit sans interruption toute l’enfance. S’adapter à l’eau, faire des expériences telles que « le sous l’eau » ou le saut depuis le bord suppose imaginer, se représenter, échanger, prévoir, comparer, essayer, répéter, mémoriser. Ce sont les fonctions cognitives qui sont sollicitées.

Émotionnellement et affectivement. Partant des bras de maman (ou papa…) le bébé construit ses apprentissages, conquiert son autonomie aquatique en s’éloignant en sécurité des supports humains et matériels. Autonomie physique, autonomie affective, les deux se construisent en parallèle, dans les allers-retours et l’éloignement progressif des bras, des bouées, des bords.

L’enfant est en situation d’oser l’engagement du corps dans l’action dans un milieu différent. Il se confronte à ses peurs éventuelles dans ce monde aquatique si riche sur le plan symbolique et si propice à l’imaginaire, la créativité, l’aventure.

L’eau est un formidable terrain de jeu, de partage, de rencontre. Pour l’enfant la baignade est un temps de plaisir partagé avec ses parents, ses grands-parents, ses frères et sœurs, ses copains. En grandissant, l’aventure aquatique, nourrie par l’imaginaire et la capacité à construire ses projets, devient collective pour l’enfant. À l’école, au club, à la maison le groupe s’agrandit et l’activité s’élargit.

L’eau rapproche, favorise les rencontres, le jeu, les défis, l’entraide. Elle est vectrice de socialisation.

 

 

La piscine familiale : des conditions idéales pour les activités aquatiques des enfants!  

Synonyme de bonheur partagé en famille, une piscine offre à l’enfant des conditions idéales pour la pratique de l’activité aquatique.

Elle est toute proche, très facilement accessible, disponible à n’importe quel moment de la journée. Dans de nombreuses régions la période de baignade peut s’étaler sur une grande partie de l’année. Grâce à des équipements appropriés (chauffage, abris…) et une implantation judicieuse, cette baignade peut être facilement prolongée. Autant d’éléments de confort et de bien-être importants notamment pour les enfants les plus jeunes.

Le milieu est connu, sans surprise. Les équipements de sécurité sont nombreux sur le marché et faciles à installer. La surveillance pendant la baignade est aisée à assurer. L’hygiène du bassin et des abords est maîtrisable ; la propreté de l’eau contrôlable et facilement maîtrisée. Sa température est généralement plus élevée que dans les autres lieux de baignade.

Dès son achat, sa construction, la famille peut choisir la configuration qui correspondra au mieux à ses désirs tant sur le plan esthétique que sur celui de sa future utilisation. L’accès à l’eau par un escalier ou une échelle, une plus ou moins grande profondeur, une pente, constituent autant d’éléments que l’on peut prendre en compte par rapport aux enfants.

Le bassin et les abords peuvent être au fil du temps améliorés, réaménagés, personnalisés, décorés.

La vie de la maison peut s’organiser autour de la piscine. Les baignades, temps de retrouvailles et de plaisir partagé en famille rythment la journée. Les temps de jeux, de rires, d’éclaboussures alternant avec les temps de repos, de sieste sur les transats tout proches. C’est aussi à proximité du bassin qu’un coin repas, voire une cuisine extérieure trouvent tout naturellement leur place.

La piscine est l’endroit idéal pour réunir les proches et les amis. Sur ce terrain de jeu inépuisable, les enfants retrouvent grands-parents, cousins et copains. Lorsque les enfants grandissent des équipements plus importants tels que des toboggans viennent augmenter les expériences et le plaisir du jeu.

La FAAEL (Fédération des activités aquatiques d’éveil et de loisir)

Mouvement et organisation nés à la fin des années 1960 de l’intérêt de quelques personnes pour l’activité « Bébés nageurs », la FAAEL réunit depuis le début des années 1980 de nombreuses associations (centres) partageant ses valeurs.

Elle est sur le plan national la première organisation et la référence dans le domaine des activités aquatiques pour le jeune enfant.

Elle fédère aujourd’hui 100 Clubs et regroupe 1500 animateurs et dirigeants de centre, 12 administrateurs fédéraux, 2 secrétaires salariées, 11 formateurs fédéraux, 7 conseillers fédéraux.
Elle propose de nombreux documents vidéo sur le thème de ses activités. Elle publiera très prochainement un livre grand public sur l’activité Bébés Nageurs rédigé par le collège des formateurs.

La FAAEL est reconnue dans le monde entier, elle est à l’origine de la Charte de l’Education Aquatique Infantile, signée par de nombreux pays.

 


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